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Sécurité routière : Les caméras embarquées «un outil supplémentaire»

L’Association nationale des acteurs de la sécurité routière souligne l’importance stratégique de l’adoption des caméras embarquées et leur rôle comme outil technologique, moderne et efficace au service de la sécurité routière. Cette déclaration a été officialisée par un communiqué de presse rendu public, signé par Professeure Nabila Ferhat, présidente de l’Association.

Par Lyes Fettah

Cette position intervient dans le cadre du débat national responsable accompagnant l’élaboration de la nouvelle loi routière. Elle est prise conformément à une vision globale basée, entre autres, sur les objectifs de protéger des vies humaines, réduire les accidents de la route et promouvoir aussi une culture de la sécurité routière.

L’association rappelle que les autorités douanières algériennes ont officiellement confirmé que l’importation des caméras embarquées (plus connues par l’appellation ‘Dashcams’) est autorisée. Elles ne figurent pas parmi les marchandises prohibées. Ceci, à condition qu’elles soient destinées à un usage strictement personnel et non commercial.

La même entité explique, dans ce sens, que ces caméras constituent un outil pratique et efficace qui contribue directement à documenter les événements routiers et les accidents de la circulation de manière objective et transparente. Elles aident à déterminer précisément les responsabilités, à réduire les litiges et les conflits et à promouvoir la discipline des conducteurs et le respect du code de la route. Elles soutiennent le travail des forces de l’ordre et des autorités judiciaires en matière d’analyse, de suivi et d’enquête. Elles instaurent le principe de prévention plutôt que de recourir uniquement à des mesures punitives.

L’association estime, en plus, que l’utilisation de ces outils est pleinement conforme à l’esprit et à la philosophie du nouveau projet de loi sur la circulation routière. Celui-ci repose, en effet, sur les principes de prévention et sensibilisation, d’adoption de mécanismes de surveillance intelligents, de détermination des responsabilités fondée sur des preuves objectives et fiables, d’amélioration du comportement au volant et, enfin, de protection de tous les usagers de la route

Ainsi, les caméras embarquées constituent un outil complémentaire aux réformes législatives et contribuent à renforcer l’application effective de la loi sur le terrain. Elles ne portent pas atteinte aux droits individuels ni à la vie privée, lorsqu’elles sont utilisées dans un cadre légal, clair et réglementé, est-il encore mentionné.

L’Association affirme, par ailleurs, que l’objectif principal de l’utilisation des caméras embarquées est de protéger les vies et les biens, de promouvoir la sécurité routière et la transparence et contribuer à la prévention des accidents. Elle souligne également que ces dispositifs doivent être utilisés avec grand sens de responsable. Les détenteurs ne doivent pas diffuser des enregistrements en dehors des cadres légaux applicables.

Enfin, l’intégration des technologies modernes, notamment les Dashcams, dans la vision globale de la nouvelle loi sur la circulation routière constitue une avancée significative et positive, et ce, afin de développer une culture de sécurité routière responsable, protéger la vie des citoyens et servir l’intérêt général, conclut le communiqué.

Source : https://ecotimesdz.com/dashcams-securite-routiere-reglementation-douane-algerie-2026/

Taxes de la Dashcam : Les explications des Douanes algériennes
La Direction générale de la douane (DGD) a indiqué que l’importation de ce matériel (Dashcam) est soumise à une franchise s’il est destiné à « un usage personnel ou familial » et si sa valeur « n’excède pas le seuil 50 000 dinars ».

Dans le cas où ce matériel, bien qu’il soit destiné à un usage personnel, excède les 50 000 dinars, il sera soumis à la taxation forfaitaire. L’acheteur devra, ainsi, payer « une taxe de 30% de la valeur de la marchandise ».

La DGD ajoute que « les envois importés, sans paiement, destinés à l’usage professionnel et dont la valeur ne dépasse pas les 100 000 dinars sont soumis à une taxation forfaitaire de 25% de la valeur de la marchandise ».

La même institution rappelle que certaines marchandises, notamment celles qui revêtent un « caractère sensible », restent soumises à « des autorisations préalables ».

Ces précisions ont été apportées suites aux question importation ce genre de matériel depuis l’étranger, du fait qu’il soit peu disponible sur le marché national. Si cette pratique est déjà assez utilisée dans certains pays, en Algérie elle est quasi inexistante.